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MOTION DU CA DE L'UPJV

Du 6 février 2020. Motion adoptée à l’unanimité
Dans le contexte de préparation d’une Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), les membres du Conseil d’Administration de l’UPJV tiennent à réaffirmer avec force leur attachement au bon fonctionnement, au rayonnement et à la qualité des missions de recherche et d'enseignement, d’innovation et de diffusion des savoirs.
Soucieux de préserver une université ouverte à tous et dans tous les territoires d'une part, et refusant toutes les formes de précarisation des personnels d'autre part, les administrateurs de l’UPJV :
- Réaffirment leur attachement au statut pérenne des enseignant.es-chercheur.es, des enseignant.es, des chercheur.es et des BIATSS et s’opposent au développement de la précarité dans l’ESRI.
- Réaffirment la nécessité de financer de manière structurelle la création de postes de titulaires (pour les EC et les BIATSS) et de revaloriser les traitements de l’ensemble des personnels.
- Affirment leur volonté de défendre les cadres nationaux de qualification et d’évaluation (CNU).
- Soutiennent le principe d’un financement pérenne des activités de recherche pour l’ensemble des établissements et des équipes de recherche indépendamment des financements extrabudgétaires, condition indispensable d’une activité scientifique sereine et indépendante.
- Appellent à mieux prendre en compte les thématiques des Sciences Humaines et Sociales en tant que telles, en octroyant à leurs programmes de recherche, et en particulier à leurs doctorants, des ressources financières dignes et pérennes
- Réaffirment leur attachement au service de 192 UC et s’opposent à la modulation des services d'enseignement, en ce qu'elle remet gravement en cause l'articulation entre les missions d'enseignement et de recherche des enseignants chercheurs, compromettant au détriment des étudiants la qualité de formations universitaires qui doivent rester adossées à la recherche ;
- S’opposent à toutes les formes de marchandisation de la recherche et de l’enseignement, au développement d’une concurrence exacerbée entre établissements, entre équipes et entre chercheur.es, ainsi qu’à toute mesure dégradant les conditions de travail.
- Affirment leur attachement à une répartition équitable des moyens permettant un développement équilibré des établissements sur l’ensemble du territoire et un modèle de l’ESRI reposant sur la coopération et le travail en réseau plutôt que sur la mise en concurrence des enseignants-chercheurs, des équipes et des établissements, de manière à ce que toutes les universités restent bien des établissements de formation et de recherche.

Motions de départements :

10 départements en lutte à l'UPJV

MOTION DU DEPARTEMENT DE PHILOSOPHIE DE L'UPJV

Les membres du département de philosophie de l’université de Picardie Jules Verne (Amiens) expriment leur profonde inquiétude à l’égard des réformes en cours ou à venir touchant le service public d’enseignement et de recherche ainsi que la fonction publique et ses agents. À ces contre-réformes que sont l’abandon de la solidarité intergénérationnelle au profit d’un système par points entérinant la flexibilisation du marché du travail et la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche, s’ajoute celle du CAPES externe de philosophie et de la formation des professeurs, qui aura de lourdes conséquences sur les masters recherche, puisqu’elle diminue drastiquement la place des épreuves disciplinaires dans l’évaluation des candidats. Ils voient dans l’ensemble coordonné de ces réformes un renforcement de la mise en concurrence des individus comme des établissements, l’instauration d’une contractualisation et d’une précarité généralisée sous-tendues par une gestion managériale de l’enseignement et de la recherche. De telles orientations s’opposent frontalement au développement d’un enseignement émancipateur et d’une recherche libre et indépendante fondée sur la coopération. La philosophie, discipline institutionnellement fragile et notoirement sous-financée est particulièrement exposée et menacée par les évolutions à venir dans l’enseignement supérieur et la recherche. C’est pourquoi le département de philosophie déclare son soutien aux mobilisations contre ces réformes et à tous les moyens d’action qui permettront d’en empêcher la mise en œuvre

Motion adoptée le 21 janvier 2020

MOTION DU DEPARTEMENT DE SCIENCES SOCIALES

Motion du mardi 14 janvier 2020

Les enseignant.es-chercheurs.es précaires et titulaires du département de sciences sociales de l’UFR SHSP de l’Université de Picardie Jules Verne, solidaires des mouvements sociaux qui ont lieu contre la réforme des retraites et très inquiets des rapports préfigurant la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche, dite LPPR, décide de procéder

- à la rétention des notes

- à la suspension des jurys jusqu’à nouvel ordre.

A la fin du mouvement, par solidarité avec les collègues de la scolarité, et pour ne pas leur procurer une surcharge de travail en leur remettant les notes d’un coup, les enseignant.es-chercheurs.ess’engagent à rentrer les notes du semestre impair eux-mêmes, et demanderont pour cela un accès exceptionnel au logiciel de gestion des notes.

Motion du mardi 21 janvier 2020

Depuis le 5 décembre, le mouvement social contre le projet de réforme des retraites a pris une ampleur inédite. Ni les vacances de fin d’année, ni l’enfumage du vrai faux retrait de l’âge pivot n’ont eu raison d’un mouvement qui s’est relancé dans d’autres secteurs. Les avocats jettent leurs robes et manifestent, les raffineries ne produisent plus une goutte de carburant, et les grèves se multiplient partout : dans les ports, les docks, l’éducation, les banques ou encore la culture. A l’heure où la jeunesse montre des signes de frémissement dans les grandes villes, le soutien de la population aux grévistes est constant.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, la mobilisation contre le projet de réforme des retraites se double depuis une dizaine de jours d’une forte dynamique de mobilisation contre le projet de Loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR). Un peu partout en France, d’abord dans le secteur L-SHS, mais également en mathématique et en physique, des labos, des UFR, des revues se mettent en grève et cessent leurs activités de recherche et parfois d’enseignement. Une coordination des facs et labos en lutte se structure. Elle rassemble déjà plus de 50 universités, des instituts et des établissements publics de recherche, plus de 20 sociétés savantes, des collectifs de précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche et plus de 45 revues en lutte. Cette coordination est soutenue par des syndicats (FSU, CGT, Solidaires).

La lecture des rapports préparatoires publiés montre que la LPPR participe de l’entreprise de destruction du service public de l’ESR, c’est une « LRU au carré » : renforçant encore la logique managériale, elle programme notamment la suppression de la référence aux 192h (les services seraient comptés en ECTS !), la modulation des services, la mise en place de CDI « de chantier » liés à des projets, le contournement de la qualification par le CNU. C’est la poursuite de la généralisation de la « nouvelle gestion publique » qui touche d’autres services publics, comme l’hôpital ou l’audiovisuel.

Nous, enseignant es-chercheur es précaires et titulaires du département de sciences sociales de l’UFR SHSP de l’Université de Picardie Jules Verne, réuni es en Assemblée générale, affirmons notre opposition au programme concerté de destruction de nos conditions d’emploi, de travail et de vie par les contre-réformes voulues par le gouvernement. Désormais, le département de Sciences sociales de l’UPJV se réunira chaque semaine pour décider des modalités de son action collective.

Aujourd’hui, le département décide :

  • de reconduire les actions décidées le 14 janvier dernier : la suspension des jurys et la rétention des notes (et son engagement solidaire envers les personnels des scolarités à participer à la saisie des notes non communiquées, à la fin du mouvement) ;
  • de transformer chaque journée interprofessionnelle de grève en journée d’actions et de manifestation et donc à suspendre les cours à chaque fois. L’emploi du temps sera aménagé afin d’éviter de suspendre régulièrement les mêmes cours si les journées de manifestations ont lieu les mêmes jours ;
  • d’organiser, ce vendredi 24 janvier, de 11h30 à 13h30 (dans l’amphi C003, à la Citadelle), une réunion d’information destinée aux étudiant es de notre département qui portera sur le projet de réforme des retraites et l’état du mouvement social, sur le futur projet de loi LPPR et ses conséquences s’il devait être adopté. Nous rejoindrons ensuite en cortège la manifestation interprofessionnelle à 14h devant la Maison de la Culture (MACU).

Nous appelons l’ensemble des collègues et des personnels de l’UPJV à :

  • Initier (ou à poursuivre) et à renforcer l’action collective en organisant des réunions d’informations, des assemblées générales dans les services, dans les laboratoires, les départements, les UFR, en lien avec les étudiant es ;
  • participer aux caisses de grèves, aux AG et aux manifestations interprofessionnelles des semaines à venir contre la réforme des retraites et contre la LPPR, en constituant un cortège de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

Ce que nous voulons

Au niveau national
1) Le retrait du projet de réforme des retraites ;
2) L’utilisation des 6 milliards d’euros de la niche fiscale du Crédit Impôt Recherche pour financer :
* Un plan de titularisation des contractuel·les et vacataires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ;
* Un plan de création d’emplois de fonctionnaires, enseignant·es-chercheur·es, chercheur·es, ingénieur·es, technicien·nes, personnels de bibliothèques et administratifs, à hauteur de 6 000 créations par an pendant 10 ans ; et dès à présent, le dégel de tous les emplois vacants ;
* Une augmentation des dotations de fonctionnement des universités, permettant d’honorer les offres de formation dans lesquelles les étudiant·es s’engagent. Idem pour les laboratoires afin que puissent s’y mener à bien les projets de recherche sur lesquels ils ont été évalués et labellisés ;
* Un plan pluriannuel d’investissement immobilier pour la réhabilitation énergétique et la mise aux normes du patrimoine immobilier, ainsi que pour la construction de nouveaux bâtiments permettant d’accueillir les nouveaux étudiant es et personnels.
* Une revalorisation salariale de l’ordre de 20% pour toutes les catégories de personnels.
A l’UPJV
Nous demandons à la Présidence de l’UPJV :
1) de mettre en œuvre la mensualisation des paiements des vacations ;
2) de respecter l’obligation de signature d’un contrat de travail avant la prise de fonction, y compris pour les vacataires ;
3) la publication de l’ensemble des emplois gelés (toutes catégories de personnels confondues) ;
4) l’augmentation des primes pour les personnels contractuels comme pour les personnels titulaires : à travail égal, salaire égal ! ;
5) au Conseil d'Administration et au Conseil Académique de l'UPJV de prendre position sur la LPPR lors de ses prochaines réunions.

MOTION DU DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE

Les enseignants-chercheurs du département de géographie de l’UPJV, réunis le mardi 14 janvier 2020, dénoncent la dégradation continue de leurs conditions d’enseignement et de recherche : sous-effectif structurel de l’équipe statutaire et recours massif aux vacataires, augmentation des tâches administratives, sous financement de la recherche à laquelle ils et elles ont de moins en moins de temps à consacrer.

La future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et les dispositifs inscrits dans la loi de transformation de la fonction publique ne feront qu’amplifier cette situation déjà critique. La disparition du référentiel de 192h conduira de toute évidence à une augmentation des services sans compensation financière et à un éloignement de la recherche, qui n’aura plus sa place dans les universités structurellement sous dotées comme l’UPJV, incapables de concurrencer les pôles d’excellence qui seront toujours plus financés.

L’amplification de la contractualisation et les « CDI de projets » ne feront que précariser les jeunes chercheurs et les BIATS déjà en sous-effectifs. La remise en cause des fonctions du CNU et de la collégialité de l’évaluation des carrières par les pairs ouvrira la porte aux dérives localistes. Nos étudiants, dont une grande partie a des moyens financiers très limités, ne pourront qu’être pénalisés de ce déclassement et de la dégradation de la qualité de l’enseignement et du suivi qui découleront immanquablement de cette pression accrue sur les personnels.

Les enseignants-chercheurs du département de géographie de l’UPJV dénoncent fermement ces évolutions et revendiquent de travailler dans le cadre d’un véritable service public de l’enseignement et de la recherche de qualité. Ils et elles s’associent ainsi aux motions qui ont déjà été votées dans d’autres structures de l’enseignement supérieur et de la recherche et se joignent aux luttes contre les réformes actuelles en :

1. décidant de la rétention sine die des notes du premier semestre

2. en mettant en place des temps d’échanges et de discussion avec les étudiants sur les réformes en cours et leurs effets à court terme sur les conditions de travail des personnels de l’ESR et la qualité de l’enseignement

3. en appelant à une amplification du mouvement.

Motion adoptée à l’unanimité des présents, Amiens le 14 janvier 2020

MOTION DU DEPARTEMENT D’HISTOIRE

Les enseignants-chercheurs du département d’histoire de l’Université de Picardie Jules-Verne, réunis en assemblée le 24 janvier 2020, s’associent à leurs collègues de géographie pour dénoncer la dégradation des conditions de travail (enseignement, recherche, administration) inhérente au manque durable de moyens et de postes de titulaires.

Ils expriment leur très vive inquiétude quant aux conséquences du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) sur l’aptitude des personnels à remplir de manière satisfaisante leur mission de service public. Ils rappellent notamment leur attachement au référentiel de 192h qui garantit de pouvoir mener de front enseignement et recherche, et d’offrir aux étudiants des formations de qualité. Ce projet de loi consacrerait une inégalité structurelle entre les universités, remettant en question le principe de l’égalité des chances entre les étudiants.

En outre, ils s’insurgent contre la transformation programmée du concours du CAPES induisant l’affaiblissement notable de sa dimension disciplinaire. Cette réforme constitue une nouvelle étape dans un lent mais inexorable processus de destruction de notre système éducatif.

Motion adoptée à l’unanimité des présents moins une abstention

nombre de votants : 18

nombre d'inscrits : 31

nombre de bulletins nuls : 0

nombre de bulletins blancs : 3

nombre de bulletins pour : 12

nombre de bulletins contre : 3

MOTION DU DEPARTEMENT DE PHYSIQUE

Comme dans d’autres départements de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV), les personnels administratifs, techniques, enseignants et enseignants-chercheurs, précaires et titulaires du département de physique, conscients de la baisse prévisible du niveau de la plupart des pensions de retraite et du fort déséquilibre dans la répartition des richesses en France dont elle serait une expression, soutiennent les mouvements sociaux opposés à la réforme des retraites et s’insurgent contre le mépris réactionnel affiché et l’absence de clarté, délibérée ou non, de la part du gouvernement.

Le département de physique fait également part de sa grande inquiétude quant à la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) à venir, préparée sur la base des trois rapports – « Financement de la recherche », « Attractivité́ des emplois et des carrières scientifiques » et « Recherche partenariale et innovation » parus en septembre 2019 et rédigés à la demande du gouvernement.

nombre de votants : 18 ; nombre d'inscrits : 31 ; nombre de bulletins nuls : 0 ; nombre de bulletins blancs : 3 ; nombre de bulletins pour : 12 ; nombre de bulletins contre : 3.

MOTION DU DEPARTEMENT DE LETTRES

L’UFR des Lettres de l’UPJV, réunie en assemblée générale le lundi 27 janvier 2020, s’oppose aux lois et aux projets du gouvernement suivants :* Le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (éléments annoncés de la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche) ;* La réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire (MEEF, CAPES) ;* La réforme du lycée et du baccalauréat ;* La loi de Transformation de la Fonction publique.Adossés au projet de réforme des retraites, ces lois et projets sont autant d’atteintes graves au service public de l’enseignement et de la recherche et aux conditions d’exercice du métier d’enseignant et de chercheur, et de celui des personnels BIATSS.L’UFR des Lettres appelle à une large mobilisation sur tous ces sujets, et elle mènera les actions suivantes :* Reportsine diedes jurys d’examen ; * Blocage du paramétrage de Parcoursup 2020.Elle appelle à la démission collective des responsabilités administratives, de formation et de recherche, et à une mobilisation lors des journées de grève professionnelles et interprofessionnelles à venir.Elle diffusera ses décisions et actions lors des prochaines manifestations publiques de l’établissement (Journée Portes Ouvertes), et elle les communiquera à la presse.

NPPV : 0 ;ABST : 0 ;CONTRE : 0 ;POUR : Unanimité des présents

MOTION COMMUNE UFR ARTS ET CRAE

Nous, enseignant·es, enseignant-es-chercheur-es, professeur·es associé·es, de l’UFR ARTS de l’UPJV (réunissant les départements d’Arts du spectacle, d’Arts Plastiques et d’Histoire de l’Art) et membres du CRAE (Centre de Recherche en Arts et en Esthétique), rassemblés en AG le 29 janvier 2020, déclarons notre solidarité avec l’ensemble des personnes mobilisées depuis plusieurs mois en France contre le projet de réforme des retraites, et plus largement contre le projet de société imposé à marche forcée par le gouvernement : il s’attache à détruire systématiquement toutes les protections collectives et tous les biens communs et publics. Nous soutenons les mouvements de contestation et de lutte interprofessionnelle et intergénérationnelle auxquels nous nous associons. Nous dénonçons les attaques répétées contre les statuts de la fonction publique à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à l’Université, comme dans le milieu hospitalier, la justice, les transports, l’énergie, etc.Nous réaffirmons la vocation imprescriptible de l’université à être un lieu d’échange et d’émancipation critique, et nous ne cesserons de défendre cette mission. L’université est un espace nécessaire de liberté de penser, incompatible avec des logiques économiques concurrentielles, logiques sélectives et rentables à très court terme encouragées par les projets de lois en cours.La LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche) confirme une fois de plus le mépris et la méconnaissance du gouvernement pour nos métiers. Au motif fallacieux d’améliorer nos conditions de travail et de résoudre des problèmes bien réels (manque de personnel, sous-encadrement des étudiants, précarisation des statuts des personnels BIATSS et des personnels enseignants et de recherche, surcharge des tâches administratives pour les enseignant-es-chercheur-es, rémunérations insuffisantes), ce projet de loi impose une vision entrepreneuriale et « darwiniste » de l’université.Il achève d’organiser la mise en concurrence et l’individualisme dans des domaines où les postes de titulaires sont de plus en plus rares (non remplacement des départs en retraites, précarisation par la multiplication des vacations, diminution des effectifs du CNRS) et les contrats de recherche de plus en plus soumis à des partenariats avec les entreprises privées. Une telle dérive est contraire à l’indépendance nécessaire du service public et particulièrement de la recherche.Non seulement la LPPR n’apporte aucune solution à la dégradation préoccupante de nos conditions de travail, à la précarisation des personnels et des jeunes chercheur·es, déjà affectés par la réforme de l’assurance chômage, mais elle les aggrave.Nous affirmons notre opposition résolue aux orientations des trois rapports remis à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche en vue du projet de la LPPR (« Financement de la recherche », « Attractivité des emplois et des carrières », « recherche partenariale et innovation »).Nous refusons notamment : * la modulation des services et la suppression du référentiel des 192h qui permet de concilier enseignement et recherche afin d’offrir aux étudiants des connaissances et un encadrement de qualité. * la disparition annoncée du corps des maîtres de conférence et la mise en place de périodes d’essai de 5 à 7 ans ( CKGE_TMP_i tenure-tracks CKGE_TMP_i ) pour les chercheur·es en début de carrière.* l’affaiblissement des instances nationales de qualification, de recrutement et de suivi de carrière (disparition du CNU).* l’aggravation de la mise en concurrence des chercheur·es et la limitation de la liberté de la recherche.* l’institutionnalisation d’une université à plusieurs vitesses, avec de « petites » universités « de territoire » systématiquement moins bien dotées et moins bien classées dans la hiérarchie et qui n'offriraient que des licences.La mise en application des préconisations des trois rapports de la LPPR aggraverait à la fois nos conditions de travail (enseignement, administration, recherche) et celles, directement corrélées, des personnels BIATSS et des étudiant·es. Tant la LPPR que la réforme des retraites menacent l’avenir des étudiant·es qui souffrent déjà de la précarité.Nous nous engageons à mettre en œuvre et à soutenir des modalités de contestation alternatives ouvertes à tou·tes. Dès aujourd’hui : * nous nous déclarons en grève des responsabilités administratives et suspendons notamment la tenue des jurys du semestre 1 et du semestre 2 et l’évaluation des candidatures via la plateforme Parcoursup) * jusqu’à nouvel ordre.* nous suspendons et reportons les activités du Centre de recherche jusqu’à nouvel ordre.* nous proposons la mise en place de cours alternatifs et de temps d’information et d’échange avec les étudiants. Enseigner, ce n’est pas uniquement faire cours, c’est transmettre, prendre position, créer du collectif et des débats.Nous exigeons la création de postes de titulaires pour remédier au sous-encadrement criant dans l’UFR Arts, à la surcharge et à la souffrance au travail déjà existantes, et demandons dans les plus brefs délais une dotation pérenne et conséquente.Motion adoptée à l’unanimité des présent·es.

MOTION DU DEPARTEMENT DE SCIENCES DE L'EDUCATION
Les enseignants-chercheurs du département de sciences de l’éducation de l’université Picardie Jules Verne se sont réunis ce mardi 28 janvier 2020 afin de prendre part aux mobilisations en cours contre la réforme des retraites et contre les recommandations des trois rapports officiellement commandés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour préparer la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Si elles aboutissaient, les mesures projetées conduiraient à une dégradation de leurs conditions de travail, à une attaque sans précédent contre leur statut et à une remise en cause fondamentale de la qualité de la recherche et de l’enseignement.Les membres du département s’associent aux motions qui ont déjà été votées dans d’autres instances de l’enseignement supérieur et de la recherche et à l’UPJV. Ils se joignent aux luttes contre les réformes actuelles :
- en décidant de démissionner des jurys de diplôme ;
- en soutenant les mobilisations en cours (grèves, AG, manifestations, etc.) et en appelant l’ensemble des personnels à s’y joindre. Ils encouragent également toute forme de débat et d’échange avec les étudiants sur ces questions.

MOTION DU DEPARTEMENT DE PSYCHOLOGIE

Les enseignants-chercheurs et enseignants, titulaires et non-titulaires du département de psychologie de l’université de Picardie Jules Verne s’associent aux motions rédigées par de nombreux autres départements de l’université́ . Ils signifient à leur tour leur inquiétude face aux conséquences du projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (mais aussi de la Loi Fonction Publique, de la Loi
retraites, etc.) sur le renforcement de la précarité́ des usagers et personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que sur l’accélération de la perte d’autonomie de la science, de la recherche et de l’université́ dans son ensemble.
En tant que psychologues et enseignants-chercheurs en psychologie ils alertent également sur les conséquences, de telles réformes sur la santé mentale des étudiant.(e).s et membres du personnel. Précarisation et pression accrue à la performance ne peuvent que nourrir une souffrance au travail et une détresse estudiantine déjà̀ fortement présentes, et trop souvent ignorées.
Au regard de cet état des lieux, et afin d’engager une réappropriation de nos métiers et de leurs conditions d’exercice, le département de psychologie appelle l’ensemble des collègues à démissionner de leurs responsabilités administratives, scientifiques et pédagogiques et, en particulier, de ne pas tenir les jurys.
Enfin, les enseignants et enseignants-chercheurs du département de psychologie invitent les étudiant.(e).s à débattre ensemble de ces enjeux communs en assemblée générale le mardi 4 février à 13h, amphi 600.
A Amiens, le 31 janvier. Motion adoptée à l’unanimité́ des présents.

MOTION DE L'UFR DE LANGUES

Nous, enseignants et enseignants-chercheurs, titulaires et précaires, de l'UFR des Langues tenons à faire savoir nos inquiétudes concernant les attaques visant à la fois notre système de retraites et les statuts propres à l'enseignement supérieur qui nous permettent de mener de front des missions d'enseignement et de recherche.

Nous dénonçons la précarisation des conditions de travail au sein de l’ESR, qui touche l’ensemble des personnels et affecte nos étudiants.

Nous sommes solidaires des différents conseils et instances de l'université pour faire connaître au gouvernement nos inquiétudes sur l'avenir et notre mécontentement quant au sort qui nous est réservé ainsi qu'à l'absence d'écoute de nos dirigeants.

Aurélie Thiria-Meulemans, Responsable de la double licence anglais-droit

Amélie Junqua co-directrice du département d'anglais

Frédérique Spill, directrice du laboratoire CORPUS

Marianne Kac-Vergne, co-responsable du Master LASO en anglais

Céline Mansanti, MCF au département d'anglais

Marie-José Ruiz, MCF au département d'anglais, directrice de la collection Anthem Studies in British History

Anne-Frédérique Caballero, Responsable du LEA

Agnès Botz, MCF au département d'anglais

Christine Meyer, MCF HDR au département d’allemand, membre du laboratoire CERCLL (EA 4283), responsable de l’axe « Circulation des idées, des savoirs et des textes: monde germanique et autres aires culturelles (CirIST) »

Paula LUCAS, Responsable Licence Langues à l'Antenne universitaire de Beauvais (parcours LEA et LLCER)

Andrea Barrera Téllez, ATER en espagnol

Lamia Dzanouni, PRCE en anglais

Christine ROGER, MCF au département d'allemand, responsable du Master MEEF parcours allemand

Herta-Luise OTT, PR en études germaniques (XIXe-XXIe siècle), Directrice adjointe du CERCLL, Responsable du Master Langes & Sociétés (Parcours Allemand) et de la préparation à l’agrégation d’allemand

Camille Fort, PR 11e section, Directrice adjointe de l'EA CORPUS, Vice-présidente de SEPTET (Société d'études des pratiques et théories en traduction), Co-responsable du Master Langues et Sociétés parcours anglophone, Responsable du MEEF2AGI anglais (préparation à l'Agrégation

Benoît Coquil, MCF au département d’espagnol

Philippe Reynés, MCF, département d'études ibériques et ibéro-américaines

Nadia Malinovich, MCF au département d'anglais, Antenne de Beauvais

Céline Pruvost, MCF en italien

Lucie Petitjean, PRAG d’anglais

Xavier Malassagne, PRAG de Lettres Modernes

Marie-Thérèse LOPEZ-SEMANAT, PRAG, Département d'Espagnol

Georges Bê Duc, Directeur de l’UFR des Langues et Cultures étrangères

Rica Amran, PR du Département d'espagnol, Directrice du Centre d'études Hispaniques d'Amiens (CEHA)

PR Dr. Ludolf Pelizaeus, Directeur adjoint de l'UFR de Langues et Cultures étrangères, Responsable du Master LEA, Département d’Allemand

Nathalie Saudo-Welby (MCF HDR au département d'anglais, responsable de la L1 et du Master MEEF)

Kevin Perromat, MCF au Département d'Études ibériques

Mélanie Torrent, PR, département d’anglais, membre junior de l’IUF

Anne Sommerlat, Directrice du département d'allemand

Clémence Couturier-Heinrich, MCF département d'allemand, membre du conseil de laboratoire du CERCLL

Solveig Dunkel, ATER et doctorante au département d'anglais

Brian Lowrey, MCF HDR, Co-directeur du dépt. d'anglais

Ernesto Mächler, MCF HDR Département d'Espagnol

Doreen Dziuballe, enseignante (CDI), département d’allemand

Morgan Dickson, MCF, département d’anglais ; Responsable des Lecteurs et Lectrices, département d’anglais ; Référente Egalité Femmes-Hommes, Faculté des Langues

Astrid Maes, Doctorante et chargée de TDs

Marie-Sophie Winter, MCF HDR, département d’allemand, responsable portail L1 pour l’allemand

MOTION DU CONSEIL DE GESTION DE L'UFR SCIENCES

Le Conseil de Gestion de l'UFR Sciences, réuni le 5 Février 2020, s'oppose aux différents projets du gouvernement, dont la mise en oeuvre constituerait une régression inacceptable à différents niveaux :
- très forte diminution des pensions des retraités et recul de fait de l'âge de la retraite dans le cadre du projet de réforme des retraites ;

- destruction des statuts des personnels, précarisation des emplois, nette dégradation des conditions de travail de tous ainsi que détérioration de la qualité des formations offertes aux étudiants dans le cadre du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), qui menace gravement le service public d'enseignement supérieur et de recherche.

Motions d'unités de recherche :

9 unités de recherche en lutte à l'UPJV

MOTION DU CURAPP-ES [Reçue le 21 janvier 2019]

Le CURAPP-ESS se déclare laboratoire en lutte.Solidaire de la mobilisation interprofessionnelle en cours contre le projet de réforme des retraites et opposé aux transformations annoncées de l'Enseignement supérieur et la recherche, le CURAPP-ESS appelle tou.te.s les collègues, personnels de l’ESR, précaires ou titulaires, à :- rendre visible leur mobilisation dans leurs signatures électroniques et réponses automatiques d’absence ;- pratiquer la grève de la recherche : suspendre les activités scientifiques (reporter les colloques et journées d’étude, suspendre le travail d’expertise et d’évaluation, faire des instances de l'ESR des espaces de revendication, etc.) ;- se joindre à ou relayer à l’échelle des départements pédagogiques et des composantes la mobilisation sous la forme de différentes actions (grèves et participation à la caisse de grève de l’Université, report des examens, réunion d’information auprès des étudiant.e.s, rétention des notes, cours alternatifs, etc.), en concertation entre toutes les catégories de personnels et avec les étudiants.Nous appelons, enfin, à participer aux journées de mobilisation nationale, ainsi qu'aux actions de soutien aux grévistes de la RATP et de la SNCF (piquets, caisses de grève, AG, etc.).

MOTION DE L'EQUIPE HABITER LE MONDE (UR UPJV4287)

Les membres de l’équipe UR UPJV 4287 Habiter le Monde de l’Université de Picardie Jules Verne, réunis le 17 janvier 2020, s’inscrivent dans le mouvement social en cours pour la défense des services publics et de la solidarité intergénérationnelle. Ils s’alarment en particulier des éléments contenus dans le projet de Loi de Programmation Pluri-annuelle de la Recherche (LPPR) : la remise en cause du statut des enseignant.e.s-chercheur.e.s et de la référence aux 192 h équivalent TD, ainsi que l’aggravation du processus de contractualisation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le projet remet également en cause les fonctions du CNU et l'évaluation des carrières par les pairs. Ces propositions n'apportent aucune solution à la dégradation préoccupante de nos conditions de travail, à la précarisation des personnels BIATS et ITA et des jeunes chercheur.e.s déjà affecté.e.s par la réforme récente de l’assurance chômage. Enfin, les projets de développement de nouveaux contrats précaires mettent endanger le statut des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche et menacent leur capacité à assurer leurs missions de service public. Ces menaces sont d'autant plus pressantes dans des établissements sous-dotés en moyens financiers et humains tels que l'Université de Picardie Jules Verne. Les membres de l’équipe d’Habiter le Monde mettent leurs savoirs de chercheur.e.s à disposition de la réflexion sur les effets de ces projets de loi. Et en vue de constituer une coordination nationale des universités dans les prochaines semaines, nous rappelons la tenue d’assemblées générales organisées dans les établissements.

MOTION DU LABORATOIRE CRISEA

L’Assemblée générale du CRIISEA réunie le 21 janvier 2020 déclare entrer en lutte contre le projet LPPR qui met gravement en péril le service public de l’enseignement et de la recherche. Elle appelle les collègues des différentes composantes (UFR d’économie et de gestion, IAE, IUT) à se réunir en assemblées générales pour déterminer les actions les plus efficaces à mener en ce qui concerne l’administration et l’enseignement. Le CRIISEA suspend immédiatement ses activités scientifiques. La salle de recherche et la plage horaire du séminaire central seront consacrées à élaborer des documents d'analyse des projets de réforme ainsi qu'à organiser, diffuser et renforcer les différentes initiatives.Conformément à ce qui a été proposé, nous avons donc convoqué une AG de l'UFR d'économie-gestion mardi 28 janvier afin de “discuter collectivement des modalités d’actions et de mobilisations que nous pourrions mettre en œuvre contre la LPPR et les réformes en cours”.

MOTION DU LABORATOIRE TrAme Le 30 janvier 2020

L'UR UPJV 4284 TrAme s'oppose au projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (éléments annoncés de la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche), à la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, à la loi de Transformation de la Fonction publique adossée au projet de réforme des retraites, qui sont autant d’atteintes graves au service public de l’enseignement et de la recherche et aux conditions d’exercice du métier d’enseignant et de chercheur.

MOTION DE L'UNITE DE RECHERCHE CORPUS

L'UR UPJV 4295 CORPUS (Conflits, représentations et dialogues dans l’univers anglo-saxon) se déclare laboratoire en lutte, face à la réforme des systèmes de retraite et aux rapports préfigurant la loi future de programmation pluriannuelle de la recherche.

Les membres de l’unité dénoncent la remise en cause du lien fondamental entre l’enseignement et la recherche, ainsi que l’aggravation des conditions de travail promise par les processus de recrutement, de gestion et d’évaluation des enseignants-chercheurs et des personnels de l’ESR, dans un contexte où les responsabilités collectives, notamment administratives, se sont multipliées sans être toujours justement reconnues et rétribuées. Tout en reconnaissant que la recherche s’inscrit dans le monde socio-économique où elle se conçoit et se produit, et que les questions d’ « impact », de diffusion et de valorisation ne sont pas des paramètres négligeables, ils réaffirment l’importance de l’indépendance de la recherche, du soutien à l’ensemble des disciplines et du financement de la recherche hors d’appels à projets ciblés. Les membres de CORPUS s’inquiètent particulièrement de l’avenir des étudiant.e.s, doctorant.e.s et jeunes chercheur.e.s, dont les perspectives de carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche en France sont durement assombries par le projet de réforme – et pour qui, connaissant la précarité qui touche de nombreux personnels des universités anglophones, les « tenure tracks » suscitent plus d’inquiétude que d’espoirs de vraie revalorisation de la profession. Dans l’opposition à la précarisation qui touche déjà les professions de l’ESR et menace d’être amplifiée, les membres de l’unité déclarent leur soutien au Conseil National des Universités, instance nationale dont les membres sont élus par leurs pair.e.s.Sans exclure d’autres formes de mobilisation, les membres de CORPUS décident de maintenir à l’heure actuelle l’ensemble de leurs activités de recherche, individuelles et collectives, parce qu’ils les conçoivent comme une contribution aux débats sur la gouvernance, l’engagement citoyen, la démocratisation, la redistribution et transmission des pouvoirs et des savoirs – comme un engagement pour l’université humaine et démocratique en laquelle ils croient.

MOTION DE L'UNITE DE RECHERCHE CERCLL

Les membres de l’Unité de recherche UPJV 4283 CERCLL de l’Université de Picardie – Jules Verne, réunis en assemblée
générale, le vendredi 31 janvier 2020, tiennent à manifester leur solidarité aux mouvements sociaux actuels et s’opposent fermement
aux projets du gouvernement suivants :

- la réforme du lycée et du baccalauréat ;
- la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire (MEEF, CAPES) ;
- la loi de Transformation de la Fonction publique ;
Adossés au projet de réforme des retraites ces lois et projets sont autant d’atteintes graves au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche déjà mis à mal depuis plus de dix ans.

Par ailleurs, informé.e.s des rapports de préparation à la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et des
déclarations de notre ministre, Mme Vidal, les membres du CERCLL prennent acte des différentes menaces qui pèsent sur l’enseignement
supérieur et la recherche et tiennent à faire savoir leur vive opposition :
- À toute mesure tendant à mettre en cause le statut des enseignants-chercheurs (suppression des 192h équivalent TD, imposition de la modulation des services, suppression des heures complémentaires),
- A toute mesure institutionnalisant la précarité des emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche par la normalisation des contrats à durée déterminée (Cf. « CDI de projet » ou de « chantier », tenure track, augmentation des vacations déjà fort nombreuses, etc),
- A toute diminution ou privation de dotations pérennes susceptibles de financer les recherches fondamentales sur lesquelles s’adossent la réalisation de projets de recherche et refusent donc l’exclusivité des financements par projets,
- A une mise en concurrence encore accrue des laboratoires et des chercheur.e.s.

Les membres du CERCLL tiennent à rappeler leur profond attachement :
- À la mission publique d’enseignement et de recherche, indissociables l’un de l’autre, ouverte à tou.te.s les citoyen.ne.s,
- A la mission de recherche publique, critique, libre et indépendante de tout pouvoir, ce pour garantir le fonctionnement démocratique de notre société,
- Aux structures paritaires d’évaluation.

Nous partageons les vives inquiétudes exprimées par nombre de laboratoires, sociétés savantes, organisations scientifiques (CPCN, CP-CNU, etc.), revues, universités, grands établissements et organismes de recherche concernant la LPPR.

Afin de sauvegarder le modèle d’excellence de l’enseignement supérieur et de recherche français nous appelons :
- La présidence de l’Université de Picardie pour faire part à la CPU (et au ministère) de notre refus à la LPPR telle qu’elle se profile.
- Nous mandatons une délégation (des membres semblent déjà nommés) à la coordination nationale des “facs et labos en lutte” à la bourse du travail de Saint-Denis les 1er et 2 février,
- Nous nous associons à tous les mouvements en cours et invitons les membres de notre unité à faire entendre leur voix afin d’obtenir de la future loi les moyens nécessaires pour assurer nos missions d’enseignement et de recherche.

MOTION DE L'UNITE DE RECHERCHE LAMFA

Motion votée à l’unanimité le 10 février 2020
Les membres du LAMFA CNRS UMR 7352, réunis en assemblée générale le 10 février, manifestent leur opposition résolue aux principales orientations qui s’expriment dans les trois rapports remis à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche et qui risquent de se retrouver dans le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche en préparation. Ils dénoncent notamment :
• l’affaiblissement des instances nationales de qualification et de recrutement : disparition de la procédure de qualification nationale (garantie d’une évaluation collégiale des collègues par leurs pairs), avec risque accru de recrutements arbitraires, d’inégalités dans les promotions ;
• la remise en cause radicale du statut d’enseignant-chercheur (disparition de la clause d’accord pour la modulation du service, du référentiel d'heures d'enseignement à l'année - 192 h. éq. TD - et donc du paiement des heures complémentaires ; recours massif à des enseignants non chercheurs et/ou précaires) qui ne ferait qu’alimenter la précarisation des chercheurs et personnels de soutien à la
recherche, qui croît depuis des années ;
• la mise en danger des recrutements permanents junior dans la fonction publique de l’ESR au bénéfice de tenure tracks (une carrière soumise à une évaluation encore plus prégnante et à des impératifs de productivité quantitative, peu favorables à une recherche sereine) ;
• la mise en concurrence des personnels au sein des unités de recherche et des départements (primes à la performance, inégalités de traitement, modulation des services d’enseignement selon une logique d’économies collectives à court terme et de concurrence individuelle) ;
• la limitation radicale de la liberté de la recherche : généralisation d’un financement de la recherche par projets ; marginalisation de la recherche fondamentale, au profit d’orientations déterminées au niveau ministériel ;
• une hypercentralisation politique du pilotage de la recherche, au détriment de la créativité individuelle des chercheurs et de l’autonomie des équipes de recherche, à travers notamment le monopole qui serait donné à l’ANR de tous les appels à projet nationaux en calquant ces appels sur les priorités de la recherche fixées par le gouvernement.
Loin de remédier à la dégradation des métiers de l’enseignement supérieur, pourtant constatée dans ces trois rapports, la mise en application de ces préconisations aggraverait à la fois nos conditions de travail (enseignement, administration, recherche) et celles, corrélées, de nos étudiants et étudiantes ainsi que des personnels administratifs et techniques.
A l’inverse, les membres du LAMFA CNRS UMR 7352 demandent qu’une plus grande proportion du budget total consacré à la recherche soit dévolu à des crédits récurrents pour les laboratoires et à des emplois statutaires.
Enfin, ils déclarent leur solidarité avec les mobilisations en cours contre le projet de réformes des retraites et des pensions, contre la mise en place des E3C et de la réforme du bac.

MOTION DE L'UNITE DE RECHERCHE CRP-CPO (UR 7273)
Motion relative au projet de loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR) CRP-CPO UPJV UR 7273
(22 pour ; 2 contre)

Les membres titulaires, doctorants et associés, du Centre de Recherche en Psychologie : Cognition Psychisme Organisations de l’Université de Picardie Jules Verne (CRP-CPO, UPJV UR 7273), réunis en assemblée extraordinaire le vendredi 14 février 2020, s’inquiètent des orientations préfigurant la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). En outre, nous craignons que les orientations de la LPPR contribuent à appauvrir encore le monde de la recherche en mettant en concurrence les universités au lieu de renforcer les collectifs, en différenciant des universités d’excellence et des universités de formation, en augmentant la précarité des acteurs de la recherche, en contournant le statut national des enseignants-chercheurs et en sélectionnant par l’argent au détriment des disciplines en sciences humaines et sociales, telles que la psychologie.

Ces inquiétudes s’inscrivent dans le contexte actuel de conditions d’emploi, de travail et de vie, qui se dégradent d’année en année. Alors que le nombre d’étudiant.e.s augmente, le nombre de postes de titulaires diminue. Les tâches administratives de plus en plus chronophages, concernant les montages, les contrôles et les rapports d’activité relatifs notamment aux appels à projets, entrainent une surcharge de travail qui interfère avec la qualité de nos recherches.

Nous pensons que les conditions de travail et de financement de l'Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) qualifiées d’insatisfaisantes dans les rapports publiés peuvent être améliorées sur, au moins, quatre points. Tout d’abord, nous affirmons notre attachement au fonctionnement démocratique des instances de régulation nationale par des pairs, tel que le Conseil National des Universités (CNU). Nous demandons également la revalorisation durable des dotations nationales pour le fonctionnement des Unités de Recherche (UR), en complément du recours indispensable au financement de la recherche par projets. De plus, nous réclamons la création d’emplois de fonctionnaires, enseignant·e.s-chercheur·e.s, chercheur·e.s, ingénieur·e.s, technicien·ne.s, personnels administratifs, permettant la
stabilisation d’emplois et la pérennisation de projets de recherche. Enfin, nous demandons l’accroissement des crédits de financement des universités, considérant notamment le Glissement Vieillissement Technicité (GVT) de la masse salariale permettant la publication des postes de titulaires « gelés », ainsi que l’augmentation significative du financement des contrats doctoraux, particulièrement en SHS.

Nous, membres du CRP-CPO, appelons à participer aux actions de mobilisation nationale, notamment à la Journée « université morte » du 5 mars.

motions.txt · Dernière modification: 2020/02/21 21:13 par ulricha